PEA : actions et ETF éligibles à long terme
Un PEA convient souvent à un horizon supérieur à 5 ans pour les titres admissibles. Il permet de réinvestir les dividendes dans l’enveloppe sans imposition immédiate dans les cas ordinaires.
PEA VS COMPTE-TITRES 2026
Le PEA plafonne les versements à 150 000 € et exonère d’impôt sur le revenu les gains retirés après 5 ans ; le CTO n’a pas de plafond et ouvre plus largement les marchés mondiaux. En 2026, les prélèvements sociaux sur les gains d’un PEA récent atteignent 18,6 % après cinq ans, contre un PFU de 31,4 % sur les gains du CTO en régime courant.
Il s’agit des règles françaises usuelles 2026 pour un PEA récent et un compte-titres détenus par un résident fiscal français. Le tableau compare les enveloppes, pas une performance future.
| Critère juridique ou fiscal | PEA classique | Compte-titres ordinaire |
|---|---|---|
| Versements | 150 000 € pour le PEA classique | Sans plafond légal général |
| Horizon fiscal | 5 ans pour l’exonération d’IR des gains retirés | Aucune durée ouvrant un régime PEA |
| Gains retirés après 5 ans | 0 % d’IR + 18,6 % de PS (PEA récent, 2026) | 31,4 % de PFU en régime courant (revenus 2026) |
| Retrait avant 5 ans | 31,4 % sur les gains et clôture en principe, hors exceptions | Retrait d’espèces libre, fiscalité des gains réalisée séparément |
| ETF et actions | Uniquement titres éligibles ; ETF monde éligibles sous conditions | Marchés internationaux et instruments proposés par le courtier |
Le choix dépend d’abord de l’actif que vous voulez acheter, ensuite de la fiscalité et enfin des frais du courtier.
Un PEA convient souvent à un horizon supérieur à 5 ans pour les titres admissibles. Il permet de réinvestir les dividendes dans l’enveloppe sans imposition immédiate dans les cas ordinaires.
Pour acheter des actions américaines en direct ou certains ETF, obligations et produits non admissibles au PEA, le CTO est une enveloppe plus souple. Les revenus et gains réalisés y sont fiscalisés selon le droit commun.
Le PEA peut recevoir les ETF compatibles avec la réglementation, tandis que le CTO accueille d’autres supports. Il n’est pas obligatoire de choisir une seule enveloppe, mais les frais et risques se cumulent.
Ne confondez pas disponibilité des espèces et risque de marché. Le CTO facilite le retrait sans fermer de plan fiscal, mais un investissement en actions peut avoir perdu de la valeur au moment de la vente.
Saisissez un montant de gain, indépendamment du capital investi. La simulation compare la seule fiscalité type d’un gain de PEA récent retiré après cinq ans avec le PFU du CTO en 2026.
Exemple purement pédagogique : frais de courtage, retenues étrangères, moins-values, fiscalité historique des anciens PEA et option au barème exclus.
L’éligibilité dépend de l’ISIN exact, pas de la seule appellation de l’ETF ou du pays de son indice.
Lisez le document d’informations clés et vérifiez que la part d’ETF est annoncée éligible au PEA.
La fiscalité avantageuse ne compense pas automatiquement un ETF plus cher en frais internes ou des coûts de courtage élevés.
Si le produit souhaité n’est pas éligible au PEA, un CTO est nécessaire ; anticipez sa fiscalité et son risque.
La date du premier versement détermine l’ancienneté : un transfert entre établissements ne la remet pas à zéro.
Un retrait ferme en principe le plan et déclenche la fiscalité des gains, sauf exceptions légales. Ce n’est pas le cas d’un simple achat/vente à l’intérieur du PEA.
Les retraits partiels peuvent intervenir sans clôture et de nouveaux versements restent possibles dans la limite du plafond non utilisé. Un retrait total entraîne la fermeture de l’enveloppe.
Ces guides répondent à des questions différentes, sans répéter le classement ni la fiche commerciale.
10 réponses détaillées sur les règles et les chiffres utiles avant de choisir.
Pour des actions européennes ou des ETF éligibles détenus à long terme, le PEA bénéficie généralement de l’avantage fiscal lié au délai de 5 ans. Le compte-titres ordinaire, ou CTO, permet d’acheter des actions américaines en direct, des obligations et beaucoup de produits non éligibles au PEA, sans plafond de versements. Selon la stratégie, les deux peuvent être complémentaires.
Sur un PEA ouvert depuis 2018, le retrait de gains après 5 ans n’entraîne pas d’impôt sur le revenu, mais les gains supportent les prélèvements sociaux de 18,6 % en 2026. Les dates d’ouverture et les règles historiques de certains anciens plans doivent être prises en compte. Un retrait partiel n’entraîne normalement plus la clôture après cinq ans.
Les plus-values réalisées et dividendes perçus sur CTO relèvent en principe du prélèvement forfaitaire unique de 31,4 % en 2026, composé de 12,8 % d’impôt sur le revenu et 18,6 % de prélèvements sociaux. Le contribuable peut opter pour le barème progressif dans les conditions légales ; la fiscalité étrangère et certains cas spéciaux peuvent modifier le calcul final.
Oui. Vous pouvez détenir un PEA classique dans la limite légale d’un par titulaire éligible et un ou plusieurs CTO. Cette combinaison permet par exemple d’utiliser le PEA pour les ETF éligibles et le CTO pour des actifs qui ne peuvent pas y être logés. Il faut toutefois évaluer séparément les risques et frais de chaque enveloppe.
Les actions américaines en direct ne sont normalement pas éligibles au PEA, soumis à des conditions sur les sociétés et les titres. Certains ETF éligibles au PEA offrent toutefois une exposition économique aux marchés américains ou mondiaux grâce à leur structure. Cela ne transforme pas des actions américaines détenues directement en titres admissibles au plan.
Non. Le plafond légal de 150 000 € porte sur les versements du PEA classique, et non sur le compte-titres ordinaire. Un CTO n’a pas de plafond réglementaire général de versements. Il peut néanmoins exister des seuils ou limites propres au courtier et aux instruments ; le risque de perte en capital subsiste quelle que soit l’enveloppe.
Oui, mais cela entraîne en principe la clôture du PEA et l’imposition du gain net selon le régime applicable, soit généralement 31,4 % en 2026 dans le cas d’un PEA récent, hors option fiscale et exceptions légales. Sur un CTO, la sortie d’espèces disponibles n’est pas soumise à cette condition de durée ; les gains déjà réalisés y suivent la fiscalité de droit commun.
Certaines parts d’ETF suivant l’indice MSCI World sont éligibles au PEA grâce à leur structuration, notamment synthétique. D’autres ne le sont pas. Ne vous fiez pas au seul nom de l’indice : vérifiez l’ISIN, le DIC, la mention « éligible PEA » chez le gestionnaire et la possibilité effective d’acheter cette part chez votre courtier.
Les dividendes des placements éligibles perçus dans le PEA peuvent généralement être réinvestis sans imposition immédiate, sous réserve de certaines règles notamment pour les titres non cotés. Sur un CTO, les dividendes constituent en principe un revenu taxable au moment de leur perception. La fiscalité des dividendes étrangers peut impliquer des retenues à la source et des crédits d’impôt selon les conventions.
Fortuneo propose les deux enveloppes. Le PEA est juridiquement composé d’un compte espèces et d’un compte de titres dédié, mais son régime fiscal et son univers d’investissement diffèrent du CTO. La fiche « Ouvrir un PEA Fortuneo » explique la tarification Starter, Progress et Trader Pro et les règles de l’enveloppe PEA ; vérifiez le bon choix de compte au moment de l’ouverture.
Tarifs affichés en octobre 2026, applicables selon la formule, la place de cotation et les éventuelles évolutions de brochures.
PEA FORTUNEO
Si votre stratégie porte sur des titres éligibles au PEA, la fiche Fortuneo présente les modalités d’ouverture et les frais des trois formules. Le courtier présente notamment les formules Starter, Progress et Trader Pro. Les performances boursières ne sont pas garanties.